19491206 Donald Van der Meulen aan Matthijs Vermeulen

Donald Van der Meulen

aan

Matthijs Vermeulen

Parijs, 6 december 1949

Paris le 6-12-49

Cher Thys, chère Théa, chère Odile,

Une semaine s'est de nouveau passée depuis ma dernière lettre, semaine pendant laquelle je suis allé toujours à la recherche de travail. Semaine heureuse puisqu'à la fin j'ai trouvé une maison de radio qui avait besoin de quelqu'un dans son service d'achat. C'est ainsi que j'ai trouvé ma place dans la Société Artistique Française qui fabrique des appareils enregistreurs, tourne-disques etc... Ce n'est pas par l'intermédiaire du hollandais sur-nommé comme vous pourrez le croire. Non j'ai appris que le directeur de cette firme habite à Louveciennes et je suis allé le voir. Une heure après j'étais à son service. C'est une branche qui paraît marcher très bien pour l'instant. Beaucoup de marché avec l'Etat pour le montage radio sur les avions de l'Armée –

Vous voyez l'aiguille penchait pour la branche radio: le service social de la 2e DB avait essayé de me faire rentrer à la Radiodiffusion Nle, le Hollandais devait me faire rentrer dans son usine, finalement j'ai trouvé ce filou où j'espère avancer plus avant – Je suis très content de cette trouvaille. Mon rôle pour l'instant est de téléphoner toute la journée pour les achats ou bien faire des lettres de commande. Enfin vous voyez c'est un peu ce qui me convient... J'aurais environ les mêmes appointements qu'au garage – Vous voyez qu'un souci est écarté pour l'instant – Trudi et Norbert vont bien – Clarisse aussi. Tous sont à la joie: la mère de Trudi est arrivée Dimanche après un long voyage. Et il y a une atmosphère de fête dans la maison. Clarisse à la vue de la grand-mère est restée longtemps muette tellement la surprise était grande – Bons baisers de tous et à bientôt une lettre plus longue.

Je vous embrasse bien fort

Donald.