19490412 Donald Van der Meulen aan Matthijs Vermeulen

Donald Van der Meulen

aan

Matthijs Vermeulen

Parijs, 26 april 1949

Paris le 12-4-49

Cher Miaw – chère Théa,

Chère Odile,

Quel beau paquet nous est arrivé hier! que de belles et bonnes choses pour fêter les Pâques! Merci beaucoup de nous trois. Le délice a déjà commencé...

Cher Miaw, ça m'a fait de la peine de voir s'éloigner le jour tant attendu – mais avec toi j'ai aussi confiance dans l'avenir. Cela se fera.

Merci de ta dernière lettre qui m'a fait à part cela grand plaisir.

L'annonce de votre voyage en France cet été me réjouit. Pourvu que nos vacances concordent!

Le Père Christian a été de nouveau à Paris. Il est venu un soir dîner à Louveciennes et a eu le temps de me laisser comme souvenir.... une colossale baignoire en céramique blanche venant de la maison qu'il vient d'aménager et que j'ai eu un mal de chien à transporter à Louveciennes ce qui est fait enfin grâce à Mr Battedou.

Voilà notre foyer qui se monte: un poste de TSF, une baignoire! je crois que nous commençons bizarrement, mais le confort avant tout n'est-ce pas?

Merci Théa, d'avoir pris encore le temps de nous envoyer un si beau paquet! Clarisse se réjouit tant sur ces belles choses pour lesquelles elle dit son troisième mot avec tant de cœur: "Bitte" – Oui son troisième – : Papa – mama – bitte! n'est-ce pas charmant? Les nouvelles d'Odile que m'envoie Thys sont excellentes. Vivement que nous la voyons! Ça me fera drôle de parler avec Thys sur un même (et je crois unique!) pied! Embrassez-la bien de ma part. Naturellement je compte bien que vous l'emmeniez dans votre voyage en France n'est-ce pas?

Trudi va mieux en ce moment [–] sa grossesse la laisse en paix, seule Clarisse lui donne beaucoup de travail.

Le printemps est magnifique dans toute la région – l'air chaud du soir embaume du parfum des lilas quand je sors le soir de l'autobus au pont de Bougival. J'ai alors encore une belle promenade à travers les vergers que j'ai laissé là le matin au bord de cette route sinueuse qui monte à mon clocher. C'est en ce moment vraiment une route paradisiaque!

Je vous embrasse bien fort tous les trois et vous envoie mes meilleurs pensées.

Donald.

Je n'ai pas de nouvelles de Roland –